Le mercredi 12 août n’est pas une simple date du calendrier. C’est un doublé céleste qui pourrait définir vos souvenirs d’été.
On parle d’une éclipse totale de Soleil en journée. Suivi immédiatement par le pic de la pluie de météores des Perséides sous un ciel noir et sans lune. Ajoutez le disque pointu de Vénus et la colonne vertébrale brillante de la Voie lactée après la tombée de la nuit. Le résultat est une fenêtre de 24 heures que les observateurs du ciel pourraient ne plus revoir avant longtemps.
Marquez le calendrier. C’est votre chance.
L’éclipse diurne : combien de choses allez-vous manquer ?
Le premier acte commence alors que le soleil est encore haut. La lune glissera devant l’étoile, créant une éclipse partielle sur une immense partie du globe. Mais le drame est localisé.
La trajectoire d’une éclipse solaire totale est étroite. Il traverse l’est du Groenland, l’ouest de l’Islande et le nord de l’Espagne. Si vous y êtes, vous obtenez le spectacle complet. La totalité. La chute soudaine de la température. La couronne.
Mais vous n’avez pas besoin d’être en Europe.
Selon Time and Date, près de 779 millions de personnes en Amérique du Nord, en Europe et en Afrique du Nord verront quelque chose. Au moins une couverture de 10 %. C’est une éclipse partielle que vous pouvez observer, à condition d’avoir le bon équipement.
Où est la meilleure vue en Amérique du Nord ?
Au fond de l’Arctique, la situation devient extrême. Certaines parties du Nunavut verront 93 % du soleil disparaître. Cela ressemblera à une bouchée prise au soleil avec un emporte-pièce géant.
Dans les grandes villes de l’Est ? Vous en obtenez moins, mais c’est quand même perceptible.
– Toronto, Ottawa, Québec : Couverture de 8 % à 24 %.
– Boston : Environ 16 %.
– Fairbanks, Alaska : 37 %.
L’Europe a un ciel plus sombre pour cet événement. Londres voit une couverture de 91 %. Paris en voit 92%. C’est suffisamment proche de la totalité pour vous faire tourner la tête, même si vous ne voyez pas la couronne complète.
La sécurité avant tout : ne devenez pas aveugle
Voici la partie que tout le monde oublie jusqu’à ce qu’il soit trop tard.
Ne regardez pas le soleil à l’œil nu. Pas une seconde. Pas pendant la phase partielle. Pas quand vous pensez être sournois en regardant une courte exposition sur l’appareil photo de votre téléphone sans filtre.
Vous avez besoin de lunettes à éclipse solaire certifiées ISO 12312-1. Vérifiez l’étiquette. Achetez-les auprès de sources réputées. Utilisez-les pendant toute la durée de l’éclipse partielle.
Si vous souhaitez utiliser des jumelles, des télescopes ou des appareils photo pour zoomer, vous devez les équiper de filtres solaires appropriés. Les lunettes de soleil ordinaires ne suffisent pas. Le verre à souder pourrait le faire, s’il est de la bonne teinte (14), mais les lunettes à éclipse spécialisées sont plus sûres et plus faciles.
Préparez votre équipement. Alors protégez vos yeux.
Après le coucher du soleil : Vénus atteint la dichotomie
Alors que le soleil descend sous l’horizon, Vénus attend déjà.
Il ne s’agit pas seulement de « l’étoile du soir » qui scintille. C’est le moment où Vénus atteint la dichotomie. C’est un terme sophistiqué pour désigner le point où la planète apparaît exactement à moitié éclairée, comme une demi-lune miniature.
Parce que Vénus se rapproche de la Terre sur son orbite, elle paraît plus grande. À l’aide d’un petit télescope ou de jumelles haute puissance, vous verrez cette ligne de terminaison nette et droite séparant le côté clair du côté sombre. C’est un délice géométrique pour tous ceux qui ont un ciel clair à l’ouest.
Le pic des Perséides : pourquoi cette année est différente
Vient ensuite la nuit. Le vrai spectacle.
La pluie de météores des Perséides culmine entre le 12 et le 13 août. Nous le savons. Cela arrive chaque année.
Mais cette année ? Les stars ont un énorme avantage.
Pas de lune.
La nouvelle lune signifie zéro clair de lune pour effacer les faibles stries. Habituellement, une lune brillante tue l’observation des Perséides. Pas cette fois.
Sous un ciel vraiment sombre, loin des lumières de la ville, les observateurs pouvaient voir 50 à 75 météores par heure. Cela fait beaucoup d’étoiles filantes. Même dans les banlieues, où la pollution lumineuse obscurcit les moindres traînées, vous devriez toujours voir des éclairs fréquents.
Quand devriez-vous regarder ?
Entre minuit et 2 heures du matin, heure locale.
Pourquoi alors ? Le ciel est le plus sombre. Le point radiant de la constellation de Persée est haut dans le ciel, ce qui signifie que les météores traverseront votre champ de vision plutôt que de frôler l’horizon.
L’Acte Final : La Voie Lactée
Voici la cerise sur le gâteau pour les habitants des zones rurales.
Sans le clair de lune, la Voie Lactée sera d’une luminosité aveuglante. Il se cambrera au-dessus de nous, une rivière de poussière et de gaz d’étoiles s’étendant d’un horizon à l’autre.
C’est la meilleure vue de notre galaxie natale que nous ayons toute l’année.
Ainsi, dans la nuit du 12 août, vous assisterez à une éclipse solaire. Ensuite, vous verrez Vénus divisée en deux. Ensuite, vous verrez des dizaines de météores traverser le ciel. Et enfin, vous vous allongerez et verrez le centre de la galaxie briller au-dessus de vous.
Un ciel clair est la seule variable que nous ne pouvons pas contrôler.
Si les nuages résistent ? Il s’agit peut-être du plus grand événement d’observation du ciel de l’année.
Prenez une couverture. Gardez vos lunettes éclipse à portée de main. Et essayez de ne pas cligner des yeux.





























