Pourquoi les gilets de sauvetage sont plus importants que les parachutes à 35 000 pieds

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Les avions ne font pas que voler. Ils traversent la stratosphère. À l’altitude de croisière, l’air est raréfié. La température oscille autour de moins quarante degrés. Si vous ouvriez une porte là-haut, vous ne tomberiez pas. Vous étoufferiez en quelques secondes. Votre sang bouillirait. Votre cerveau gonflerait. Vous ne survivriez pas à la chute.

Les parachutes ne servent donc à rien.

Pensez-y une seconde. Vous êtes à trente-cinq mille pieds dans les airs. Le ciel est bleu. Cela a l’air paisible. Mais c’est en réalité un vide mortel qui attend de se refermer. Un parachute a besoin d’air pour créer une traînée. Il faut une atmosphère pour vous ralentir. Là-haut, il n’y en a pas assez. Vous tomberiez comme une pierre. Il n’y a pas de auvent pour vous attraper. Pas de légère dérive vers le sol. Juste une vélocité terminale qui finit mal.

C’est pourquoi la carte de sécurité dans la pochette du siège n’est pas décorative. C’est un manuel de survie pour un autre type de mort.

Lorsqu’un avion s’écrase dans l’eau, les règles changent instantanément. La menace n’est plus la hauteur. C’est le froid. C’est le choc. C’est le fait que l’eau évacue la chaleur de votre corps vingt-cinq fois plus rapidement que l’air. Vous ne tombez pas. Vous flottez. Et si vous ne portez pas de gilet de sauvetage, vous risquez de ne pas le rester.

La physique de la survie : pourquoi les parachutes échouent dans le ciel

La plupart des gens pensent que la sécurité aérienne consiste à rester en l’air. Ce n’est pas le cas. Il s’agit de survivre à l’échec.

Quand on parle de procédures d’urgence en haute altitude, on parle d’hypoxie. C’est le mot sophistiqué pour désigner le manque d’oxygène. La cabine est pressurisée. Cela imite la pression atmosphérique à six ou huit mille pieds. C’est haut, mais respirant. Si la coque se brise, cette pression disparaît. Vous avez peut-être quinze secondes de conscience utile avant de vous évanouir.

Un parachute nécessite deux choses :
1. Assez de pression d’air pour gonfler la verrière.
2. Assez de temps pour que le pilote ou le passager le déploie.

À 35 000 pieds, vous n’avez pas le temps. Vous n’avez pas d’air. Vous n’avez pas de conscience. Le calcul ne fonctionne pas. La physique est brutale. Vous êtes essentiellement un oiseau sans plumes, tombant dans un monde qui ne veut pas de vous.

Pourquoi les gilets de sauvetage sont le véritable héros

Pivotons vers l’eau.

Les amerrissages sont rares. Ils sont terrifiants. Mais ils peuvent survivre. Pourquoi? Parce que l’eau vous soutient. Cela vous évite de heurter le sol avec la force d’un accident de voiture. Mais il essaie aussi de vous tuer.

Le froid est l’ennemi. L’hypothermie s’installe rapidement. Le choc s’installe plus rapidement. La panique s’installe le plus rapidement.

Un gilet de sauvetage fait trois choses :
– Il garde la tête hors de l’eau.
– Cela prévient l’épuisement.
– Cela vous fait gagner du temps.

Le temps, c’est la vie.

Lorsque l’avion heurte l’eau, le chaos s’ensuit. Les portes se coincent. Les débris volent. L’eau s’engouffre. Si vous êtes inconscient, un gilet de sauvetage vous retourne face vers le haut. C’est crucial. Il vous permet de respirer même si la cabine se remplit de liquide. Il ne s’agit pas de nager. Il s’agit de flotter jusqu’à l’arrivée des secours.

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