Comment ROSAT a redéfini l’astronomie des rayons X et cartographié le ciel ultraviolet

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Lancé le 1er juin 1990, le satellite ROSAT a marqué un moment charnière pour l’astronomie spatiale. Ce n’était pas seulement un projet autonome ; c’était un effort de collaboration entre l’Allemagne, les États-Unis et le Royaume-Uni. La mission a duré près de neuf ans jusqu’à sa mise hors service le 12 février 1999. Ses débris ont finalement brûlé dans l’atmosphère terrestre le 22 octobre 2011, mettant fin à une longue orbite qui faisait le tour de la planète pendant plus d’une décennie.

Ce qui a rendu l’astronomie à rayons X ROSAT si importante n’était pas seulement sa longévité. C’était sa conception à double télescope. Le satellite transportait deux télescopes parallèles à incidence rasante. L’un s’est concentré sur les rayons X. Il ressemblait beaucoup à l’équipement de l’ancien observatoire Einstein, mais il fonctionnait mieux. Sa surface géométrique était plus grande. Sa résolution miroir était plus nette. Cela a permis des observations plus claires et plus détaillées des événements cosmiques à haute énergie.

Le deuxième télescope traitait des longueurs d’onde ultraviolettes extrêmes. Ce n’était pas un complément mineur. C’était un outil scientifique primordial. Un compteur proportionnel sensible à la position fonctionnait avec le télescope à rayons X. Il a étudié le ciel à travers les longueurs d’onde des rayons X. Le résultat fut un catalogue massif. Il répertorie plus de 150 000 sources. La précision de position était impressionnante, restant dans les 30 secondes d’arc. Cette précision a aidé les astronomes à localiser les objets avec une clarté difficile à obtenir auparavant.

La première étude ultraviolette à grand champ

Le matériel derrière l’astronomie à rayons X ROSAT comprenait une caméra à grand champ. Il s’est associé au télescope ultraviolet extrême. Son champ de vision s’étendait sur 5 degrés. Cette configuration a permis de réaliser une étude ultraviolette étendue. Il fournissait les positions des sources avec une précision à la minute d’arc.

“Il a produit un levé ultraviolet étendu avec des positions de source d’arc infimes dans cette région de longueur d’onde, ce qui en fait le premier instrument doté d’une telle capacité.”

Cette capacité était unique. Aucun instrument n’avait offert une étude aussi large et précise de cette région de longueur d’onde spécifique avant ROSAT. Les miroirs étaient dorés. Ce revêtement a permis un examen détaillé du ciel de 5 à 124 angströms. Cette plage couvrait des points de données critiques pour comprendre les composants chauds et énergétiques de l’univers.

Découvrir les secrets cosmiques

Les données recueillies par ROSAT allaient au-delà de la simple cartographie des étoiles. Cela a aidé les scientifiques à observer les effets de la matière noire sur le milieu intergalactique. Pour ce faire, il a étudié un amas de galaxies voisin. La matière noire est invisible, mais son attraction gravitationnelle affecte le comportement de la matière visible. Les observations de ROSAT ont fourni des preuves de cette interaction d’une manière qui était auparavant difficile à isoler.

La mission a également réalisé plusieurs « premières » en astrophysique. Il a détecté pour la première fois les rayons X des protoétoiles. Ce sont de jeunes étoiles encore en formation, souvent cachées derrière des nuages ​​de poussière. Les voir aux rayons X a donné aux astronomes une nouvelle façon d’étudier la naissance des étoiles. Il a également permis la première détection de rayons X provenant de comètes. Cela a révélé comment les atmosphères des comètes interagissent avec le vent solaire.

Même notre propre Lune est devenue un sujet d’étude. ROSAT a enregistré des rayons X provenant de la surface lunaire. Cela a aidé les scientifiques à comprendre comment le rayonnement solaire interagit avec les corps sans air.

Les spécifications matérielles étaient précises. Les miroirs dorés fonctionnaient sur un spectre spécifique. La caméra grand champ offrait une fonctionnalité unique