Le seul musicien jamais crédité des Beatles

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Billy Preston ne s’est pas contenté de traîner avec les Fab Four. Il s’est assis. Il a joué. Il est devenu le seul artiste à partager le crédit officiel de l’écriture de chansons avec le groupe.

C’est arrivé le “Get Back”.

Sorti en 1969, le morceau présente l’artiste comme « les Beatles avec Billy Preston ». C’est ça. Aucun autre musicien n’a jamais reçu cette signature spécifique. Ce n’était pas une fonctionnalité. Ce n’était pas un endroit réservé aux invités. C’était un partenariat, du moins sur le papier.

Preston a apporté un son d’orgue Hammond entraînant qui a coupé la tension dans le studio. Les Beatles étaient en train de se fracturer. Les séances étaient compliquées. Mais lorsque Preston s’est assis aux touches, le rythme s’est verrouillé. Le groupe a retrouvé son rythme.

Ce n’était pas seulement un joueur de session. Il faisait partie de l’énergie du groupe lors de sa dernière prestation publique.

Sa contribution va au-delà de ce simple succès. Preston a posé les claviers sur Abbey Road (1969). Il a ajouté des couches à Let It Be (1970). Il était présent pour le concert sur le toit, la représentation légendaire et non autorisée dans le bâtiment Apple Records à Londres. Le vent hurlait. La police se rapprochait. Mais la musique était tendue. Preston était derrière l’orgue, jouant aussi fort que n’importe qui dans le groupe.

Ce n’était pas un projet parallèle. C’était une intégration profonde. Preston connaissait les chansons. Il connaissait les gars. Il comprenait la pression.

Pourquoi l’ont-ils laissé entrer ? Peut-être parce qu’il était un claviériste formé au gospel et capable d’égaler le funk de John ou les mélodies de Paul. Peut-être parce qu’il apportait une joie que les autres avaient perdue. Ou peut-être parce que, pendant ces quelques mois, ils avaient besoin de quelqu’un qui puisse jouer malgré le bruit.

Le générique de « Get Back » reste unique. C’est une note de bas de page dans l’histoire de la musique, mais une note forte. Preston est reparti avec plus qu’une simple réplique sur un label. Il est reparti avec la preuve qu’il était, pendant un bref instant, un Beatle.

Le reste du groupe est parti. Le groupe s’est dissous. Preston a continué à jouer. Il a continué à enregistrer. Mais ce seul crédit ? Cela reste.